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IDÉES SUR LES TEMPLIERS

Vous pouvez obtenir des idées générales sur les Templiers dans cette page.

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Histoire

Voici donc la liste de ces Chevaliers, précurseurs ou « fondateurs » de l’Ordre :

 

  • Hugues de Payns, originaire de Payns en Champagne.

  • André de Montbard, originaire de la Bourgogne, oncle de Bernard de Clairvaux.

  • Godefroy de Saint-Omer, originaire de Saint-Omer dans le comté de Flandre.

  • Payen de Montdidier, originaire de la Somme en Picardie.

  • Archambault de Saint-Amand.

  • Geoffroy Bissol ou Bissot, originaire de Frameries dans le comté de Hainaut, en Belgique.

  • Rolland ou Roral, originaire de Provence.

  • Gondemare, qui pourrait être d’origine portugaise.

  • Geoffroi ou Godefroy.

Pour les cinq premiers Chevaliers, nous disposons de quelques détails significatifs, Hugues de Payns est cité en premier lieu, il était vassal d’Hugues 1er de Champagne et parent par alliance des Saint Clair de Roslin.

André de Montbard, oncle de Bernard de Clairvaux est également cité comme vassal d’Hugues de Champagne.

Geoffroi ou Godefroy de Saint-Omer est le fils d’Hugues de Saint-Omer.

Payen de Montdidier est parent de la famille régnante de Flandre, de même qu’Archambaud de Saint-Amand.

Pour quatre autres personnages, nous n’avons que fort peu de détails.

Geoffroy Bissol ou Bissot, serait originaire de Frameries dans le comté de Hainaut, en Belgique.

Rossal ou Roral ou Rolland, serait originaire du marquisat de Provence.

Gondemare ou Gondernar et l’autre Geoffroi ou Godefroy pour lesquels la littérature reste muette sur leurs origines.

Geoffroi de Saint-Omer, Archambaud de Saint-Amand et Payen de Montdidier relèvent de la mouvance des Princes de Flandres, héros de la première Croisade et des premiers Rois du Royaume de Jérusalem.

Les autres fondateurs, le plus souvent connus par leur prénom, sont difficiles à situer.

Ils sont parfois considérés comme les écuyers des précédents, mais des thèses intéressantes, les présentent également, soit comme des moines, soit comme des compagnons bâtisseurs.

Pour autant que tous fussent des Chevaliers à part entière, ces neuf personnages avaient décidé de s’unir pour défendre les pèlerins et assurer la protection des routes.

Ils formèrent l’Ordre des « Pauvres Chevaliers du Christ ».

A leur tête, les deux premiers Chevaliers habituellement cités dans la liste des neuf, c’est-à-dire Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer.

Le temps pour eux de régler leurs affaires dans leurs fiefs, ces neuf chevaliers se présentent en 1118 au roi de Jérusalem, Baudouin II, qui vient de succéder à son frère Baudouin 1er de Boulogne.

Ils lui déclarent qu’ils viennent pour garder les routes de pèlerinage.

Remarquons que parmi ces neuf Chevaliers, deux au moins étaient proches de Bernard de Clairvaux ; Hugues de Payns, chef de mission, et le frère de la mère de Bernard de Clairvaux, André de Montbard.

Ces neuf personnages avaient donc décidé de se mettre au service de Dieu et du Roi de Jérusalem. S’ils ne se sont pas placés sous l’autorité de Baudouin II, ils reçurent néanmoins le droit d’occuper un terrain et une partie de son palais situé à proximité des ruines du Temple de Salomon.

Selon certaines sources, on dit même que c’est dans les vestiges-mêmes du Temple de Salomon qu’ils s’établirent.

Mais si ces neuf personnages se présentèrent bien devant le roi de Jérusalem en 1118, l’Ordre des Chevaliers du Temple puise en réalité son origine bien avant cette rencontre en Terre Sainte.

L’Ordre des Chevaliers du Temple de Jérusalem, ancêtre de notre Ordre des Chevaliers Templiers de Saint Jean d’Acre, doit en effet sa création à quatre personnalités hors du commun :

Les deux Chevaliers prénommés « Hugues », c’est-à-dire Hugues de Payns et le comte Hugues de Champagne.

Et deux abbés, Etienne Harding, abbé de Cîteaux, et Bernard de Fontaine ou de Clairvaux, le futur saint Bernard.

Dans son ouvrage intitulé « Les mystères templiers », Louis Charpentier écrit que, parmi les neuf Chevaliers qui vont se présenter au roi de Jérusalem, il en est deux, au moins, qui tiennent de très près à saint Bernard ; l’un est Hugues de Payns, le chef de mission, qu’il nommait d’ailleurs, mon bien aimé Hugo et, l’autre est son propre oncle, le frère de sa mère, peut-être également cistercien ; André de Montbard.

Et puis cette phrase qui va empêcher d’en savoir plus au sujet de certains des fondateurs de l’Ordre du Temple.

De même ne saurait-il être exclu que, parmi ces neuf Chevaliers, ceux que l’on ne connaît que par leurs prénoms, certains auraient, en réalité, été des moines.

Quant aux Chevaliers de Flandre, Godefroy de Saint-Omer, Payen de Montdidier et Archambaud de Saint-Amand, ce sont évidemment, des gens de la suite d’Eustache de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin 1er.

Cependant, selon un document des archives de l’Abbaye saint Benoît de Port-Valais à, Le Bouveret en Suisse, on eut lire ceci ; d’après la liste des Pères du Concile de Troyes ; le Grand Maître de cette milice, nommé Hugues, avait avec lui quelques-uns de ses religieux, entre autres, les frères Geoffroy, Rovalle, Gaufrède, Bissol, Païen de Mont-Désir, et Archambaud de Saint-Aignan.

De son livre « Les Templiers et leurs mystères », le Frère Patrick Rivière cite Jacques de Vitry ; puis le 27 décembre 1118, ces neuf Chevaliers ; Hugues de Payns, Geoffroy de Saint-Omer, André de Montbard, Payen de Montdidier, Archambaud de Saint-Aignan, Geoffroy Bissol, Hugues Rigaud, Rossal et Gondemare, se réunirent à l’emplacement du Temple du Roi Salomon.

Puis, ils révélèrent au monde qu’ils venaient de fonder en ce lieu saint, l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, que l’on évoquera un peu plus tard, du nom de Templiers.

A la suite de ces constatations, les recherches, au titre de fouilles, pour tenter d’obtenir quelques parcelles d’informations, si possibles exactes au sujet de chacun de ces personnages, ont été menées.

Armorial

En héraldique, le blason est une description identifiant son porteur, pouvant être représentée sur un écu, une armure, une bannière ou un tabard.

On parle également d'armes, les armoiries désignant l'écu et ses ornements extérieurs.

C'était particulièrement utilisé par les Chevaliers au Moyen Âge, le blason étant un signe de reconnaissance de l'individu ou de sa famille.

La carte d’identité médiévale des Chevaliers.

Néanmoins ce symbole ne leur est pas expressément réservé.

En France, pas besoin d'être issu de la noblesse pour créer son blason.

Les roturiers créent des blasons dès le début du 13ème siècle, les bourgeois étant imités par les simples paysans dès le 14ème siècle.

Les villes en créent également, de même que certaines administrations et les corporations depuis fort longtemps.

La règle est de ne pas usurper, ou copier  les armes d'autrui et même au sein d’une même famille il faut l’accord du chef de la maison.

Cette identification devint héréditaire dans les lignées mâles à partir de 1130 environ.

En France, les armoiries ont été théoriquement abolies à la Révolution française par l'Assemblée, le 19 juin 1790 en même temps que tous les symboles de noblesse, néanmoins l'héraldique, l'art des blasons, est encore pratiquée.

Lire un blason ou le décrire, se dit blasonner.

C'est l'énumération complète de la composition d'un blason.

Il s'agit d'en donner une description aussi brève que possible tout en restant très précis.

La priorité étant l'exactitude, tout en respectant un lexique extrêmement précis et un sens de lecture établi.

L’héraldique est tout aussi bien un art qu’une science.
Par conséquent, pour lever le doute on n'hésitera pas à ajouter des précisions, quitte à alourdir la dictée du  blasonnement.

Le mot blason  viendrait de Blasen, un mot d'origine germanique qui signifie, appeler en sonnant du cor.

Or, faire retentir, cors et trompettes était la manière d'annoncer les personnages.

Suivait ensuite l'énumération des titres et des armes.

C'est de là, que le plus probablement le mot blason serait né, avec comme signification d'annonce, d'énumération des armes.

La lecture peut s'étendre aux armoiries complètes, c'est-à-dire en citant, le cimier, le timbre, les lambrequins, les tenants, les supports et les soutiens, le cri et la devise, etc.

Bref, ce qu'on appelle les ornements extérieurs.

Même si ceux-ci n'obéissent à aucunes règles précises, ils peuvent apporter des éléments d'identification importants, comme titres, critères ecclésiastiques, etc.

Le vocabulaire employé pour effectuer le blasonnement est souvent très ancien et certains mots ne sont plus guère employés de nos jours.

Il faudra donc être attentif aux faux-amis et aux contre-sens possibles.

Certains mots ont également subis des variations d'orthographe au fil des siècles.

Tout ceci donne parfois des descriptions assez difficiles à comprendre mais, avec un charme tout particulier.

Heureusement, la définition de ces mots, existe encore et les explications décortiquées du vieux français sont disponibles dans les livres dédiés à l'héraldique. 

La suite à apprendre lors de nos séances d’héraldique en Commanderie.

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